Année 2017

Lancement de la grande cause du quinquennat pour l’égalité femmes-hommes

 
 
 Lancement de la grande cause du quinquennat pour l’égalité femmes-hommes

25 novembre 2017
Le délégué au droit des femmes de Seine-et-Marne, Paul Vitani, a participé au lancement de la grande cause du quinquennat pour l’égalité femmes-hommes par le Président de la République à l'Élysée

Le 25 novembre, le Président de la République a présenté les mesures qu’il souhaite mettre en œuvre durant le quinquennat.
Son intervention s’est déroulée en présence du Premier ministre et des ministres ou secrétaires d’État en charge de l’Éducation Nationale, de la Solidarité et de la Santé, du Travail et de l’Égalité entre les femmes et les hommes.

De nombreux parlementaires, représentants d’associations, chefs d’entreprises,… étaient invités. Les délégués départementaux des droits des femmes et à l’égalité étaient également présents.

Autour de 3 priorités ; l'éducation et le combat culturel en faveur de l'égalité, un meilleur accompagnement des victimes et le renforcement de l'arsenal répressif, voici les 24 mesures annoncées par le Président de la République :

  1. Budget sanctuarisé sur toute la durée du quinquennat, budget interministériel de 420 millions d’Euros en 2018,
  2. Formation des professionnels de la petite enfance, des maîtres afin de lutter contre les stéréotypes et inculquer l’égalité absolue et non négociable entre les 2 sexes
  3. Accompagnement financier des associations au sein des activités périscolaires mais également auprès des parents.
  4. Repenser le cadre de la régulation des contenus audiovisuels en prenant en compte l'évolution du numérique et afin d'étendre les pouvoirs et la régulation du CSAConseil supérieur de l'audiovisuel,
  5. Prévention du cyber-harcèlement : des modifications législatives seront portées pour mieux prévenir et poursuivre ceux qui agissent sur internet pour harceler,
  6. Sensibilisation des parents lancée à l'occasion de la prochaine réunion de rentrée, afin d'aider les parents à mieux détecter l'exposition de leurs enfants à la pornographie et à mieux repérer les signes de cyber-harcèlement.
  7. Les personnels de l'Education nationale et aussi les personnels sociaux et de santé, présents dans les établissements, les personnels des services périscolaires se formeront à décrypter, expliquer, prévenir la pornographie.
  8. Dès 2018, un grand plan de formation initiale et continue sera déployé dans le secteur public, avec une attention particulière portée sur la formation des cadres,
  9. Dans toutes les écoles du service public, un module d'enseignement consacré à la prévention et à la lutte contre le sexisme, le harcèlement et les violences, sera intégré. Il en sera de même pour les formations continues.
  10. Transports : l'arrêt du bus à la demande sera expérimenté,
  11. Lancement d’ une campagne gouvernementale avec plusieurs objectifs : susciter une prise de conscience collective, informer les victimes sur les démarches à faire, les numéros à appeler comme le 39 19, les lieux où se rendre, les sites à consulter comme le site « Stop violences femmes », sensibiliser la société à la problématique des violences et enfin responsabiliser les témoins de violences sexistes et sexuelles en les invitant à aider les victimes qu'ils connaissent.
  12. Opérations de testing sur la discrimination des femmes, notamment à l'embauche et au cours de leur carrière professionnelle.
  13. Publicitaires, médias, industries du jeu, de la mode et des cosmétiques interpellés à engager une réflexion approfondie sur leur usage de la représentation et de la place des femmes.
  14. Mise en place d’un signalement en ligne pour les victimes de violences, harcèlements et discriminations. En évitant à la victime de se déplacer, ce système lui permettra d'être orientée et accompagnée de chez elle dans ses démarches vers les commissariats, ainsi que vers les associations qui peuvent lui venir en aide. La procédure se déroulera sous forme de discussion interactive, instantanée pour permettre un échange personnalisé et adapté avec un policier formé, disponible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.
  15. Généralisation du questionnement systématique des femmes sur le sujet du harcèlement et des violences par tous les professionnels de santé.
  16. Possibilité de déposer plainte aux urgences pour éviter de se déplacer dans un commissariat.
  17. Création dès 2018 dans les centres hospitaliers d’unités spécialisées dans la prise en charge globale du psycho-trauma. 10 de ces unités seront créées en France métropolitaine. Les soins psycho-traumatiques liés à ces violences pourront être pris en charge par la Sécurité sociale.
  18. Attention toute particulière pour les femmes migrantes demandant le droit d’asile ou en passe de l’obtenir qui fuient leur pays parce qu’elles cherchent aussi à fuir l’excision pour elles-mêmes ou pour leurs petites filles.
  19. Déploiement dans les structures d’accueil des femmes victimes de violence des référents de la police et de la gendarmerie
  20. Création d’une application numérique pour faciliter l’assistance aux victimes de cyber-harcèlement et de cyber-violence.
  21. Création du délit d’outrage sexiste qui sera verbalisable immédiatement pour un montant dissuasif.
  22. Généralisation des caméras dans les transports et le développement d’ une action déterminée de la police de sécurité du quotidien.
  23. Allongement de 20 à 30 ans du délai de prescription applicable aux crimes sexuels commis sur mineurs.
  24. Alignement à 15 ans de l’âge de la présomption de consentement sexuel sur celui de la majorité sexuelle.