Actualités 2017

Filière betteravière en Seine-et-Marne

 
 
Filière betteravière en Seine-et-Marne

Après-midi betterave-sucre pour Béatrice Abollivier, préfète de Seine-et-Marne

Les représentants professionnels agricoles et les dirigeants de la sucrerie Lesaffre à Nangis ont présenté la filière betterave-sucre à la préfète de Seine-et-Marne, jeudi 14 décembre, une des productions les plus emblématiques du département.

La visite a débuté par une présentation de l'Union Syndicale des betteraviers d'Ile-de-France (USBIF), un des syndicats de la Confédération générale de la betterave en présence des principaux responsables agricoles du département et de la Direction Départementale des Territoires (DDT). Jean-Philippe Garnot, vice-président de l'USBIF et Mylène Grapperon, nouvelle directrice, ont présenté à la préfète de Seine-et-Marne l'activité et l'organisation de la filière betterave, du semis à l'arrachage. Les aspects économiques et notamment la questions des contrats établis par les planteurs avec les fabricants de sucre ont également été discutés.

La France est le plus gros producteur européen de betteraves sucrières et de sucre. En 2016-2017, 475 000 ha de betteraves ont été cultivées par 26 000 planteurs pour une récolte de 44,2 millions de tonnes, soit l'équivalent de 6,5 millions de tonnes de sucre, répartis entre sucre de consommation courante et alcool. Une partie de l'alcool est incorporée dans l'essence automobile.
Les 2/3 des surfaces cultivées se concentrent sur 6 départements (Aisne, Marne, Somme, Oise, Pas-de-Calais et Seine-et-Marne). Pour des raisons agronomiques, on ne peut cultiver des betteraves sur une même parcelle qu'une fois tous les 4 ou 5 ans. Un agriculteur ne pratique ainsi jamais la monoculture de la betterave.

En Seine-et-Marne 36 000 ha sont cultivés en betterave pour une production de 3,1 millions de tonnes. Les planteurs seine-et-marnais livrent à 2 groupes sucriers coopératifs (Terreos et Cristal-Union) ainsi qu'aux deux dernières sucreries familiales françaises, toutes deux situées en Seine-et-Marne : Lesaffre à Nangis et Ouvré à Souppes-sur-Loing.

La préfète accompagnée de représentants de la profession agricole et de la DDT, a ensuite pu assister sur le terrain, à l'enlèvement de betteraves à partir d'un silo situé à Courpalay. A cette occasion les précautions prises pour limiter les nuisance sonores et routières liées au transport des betteraves ont été abordées.

Pour finir, la délégation s'est rendu à la sucrerie Lesaffre de Nangis.Créée en 1873 et toujours à la pointe de la modernité depuis lors, son capital est majoritairement détenu par la famille Lesaffre.
Industrie saisonnière, la sucrerie est implantée sur les lieux de culture de la betterave sucrière. La campagne dure en effet 3 à 4 mois, de fin septembre à fin décembre – début janvier, période pendant laquelle les machines fonctionnent jour et nuit. La betterave est une matière périssable qui doit être traitée très rapidement pour ne pas perdre sa richesse en sucre.Le volume et les tonnages imposants des betteraves nécessitent une gestion rigoureuse des transports. Environ 400 camions par jour alimentent l'usine de Nangis qui s'approvisionne dans un rayon de 20 km. Le travail de la sucrerie consiste à extraire le sucre de la betterave. Le sucre est extrait des betteraves rapée par de l'eau chaude, puis la solution obtenue est débarrassée de ses impuretés. L'eau est éliminée par évaporation permettant ainsi au sucre de cristalliser.

En 2017, l'effectif permanent  de la sucrerie s'élève à 109 salariés auxquels s'ajoutent pour les besoins de la campagne sucrière une cinquantaine de saisonniers. Pendant l’inter-campagne, les employés permanents s'occupent de l'entretien de l'usine et effectuent l'essentiel des travaux de rénovation et d'innovation.

Durant la campagne 2016/2017 environ 506 000 tonnes de betteraves ont été traités en 78 jours. Ceci a permis la production de 84 000 tonnes de sucre blanc, destinées aux industries alimentaires.