Actualités 2017

Maïa Rohner anime une table ronde sur la microfinance et la lutte contre l’exclusion bancaire

 
 
Maïa Rohner anime une table ronde sur la microfinance et la lutte contre l’exclusion bancaire

Lundi 11 décembre 2017, Maïa Rohner, sous-préfète chargée de la politique de la ville a co-animé avec Jean-Benoît Dubois, directeur départemental de la banque de France une table ronde sur la microfinance et la lutte contre l’exclusion bancaire.

En effet, la lutte en faveur de l’inclusion bancaire et de la prévention du surendettement constitue un enjeu national majeur. La pauvreté monétaire et la précarité financière ont de multiples corollaires : le mal logement, la dégradation des conditions d’accès aux soins, ou encore l’exclusion bancaire.

Toute personne dans une situation déjà précaire ou fragile, traversant une période d’instabilité, financière ou personnelle, est concernée par le risque d’exclusion bancaire : personnes bénéficiaires de minima sociaux, demandeurs d’emploi, personnes en difficulté de santé, personnes en situation de handicap, familles monoparentales, personnes en situation de travail précaire (CDD, temps partiel, intérim).

Mais sont aussi potentiellement concernés les ménages issus des classes moyennes dans une situation de malendettement, qui voient leur situation se dégrader fortement à la suite d’un accident de la vie (séparation, perte d’emploi, décès…) ou du fait de la fragilisation de leurs ressources financières.

C’est autour de trois millions de personnes qui se trouvent en France, en situation de fragilité financière selon les dernières estimations de l’Observatoire de l’inclusion bancaire. Notre pays ne pourra regagner en performance économique sans renforcer la solidarité envers les plus démunis, comme envers ceux qui travaillent mais peinent à s’en sortir.

Ce constat a amené le Gouvernement à lancer en 2013 une évaluation de la politique publique de lutte contre l’exclusion bancaire, qui a notamment abouti à la mise en place du volet « Inclusion bancaire » du plan pluriannuel contre la pauvreté et l’inclusion sociale. Ce plan souligne, en cohérence avec les rapports de la Banque de France, toute l’importance du domaine de la prévention et du traitement du surendettement.

Une meilleure connaissance des processus menant au surendettement des ménages, ainsi qu’un meilleur suivi des effets des procédures de résolution existantes, permettent de rendre plus efficace la politique de prévention et de résolution du surendettement.

Depuis quatre ans, c’est ainsi l’ensemble de la communauté sociale qui s’est mobilisé en ce sens en faveur de l’inclusion bancaire : les institutions bien sûr, mais aussi le monde associatif et les travailleurs sociaux, associés très tôt à cette mobilisation.

Ainsi la gamme de paiement alternatif dit microcrédit apparaît comme un des leviers essentiels de sauvegarde de la situation des personnes les plus fragiles.

Fidèle à l’ambition de la microfinance, cet outil contribue pleinement à la lutte contre la pauvreté et permet aux plus démunis de développer des activités génératrices de revenus, en les accompagnant par des actions de formation et de conseil.

Mais pour développer ces prêts de faible montant, qu'il s'agisse du microcrédit personnel ou professionnel, il faut d'abord que ceux-ci soient connus de tous et utilisés de manière optimale en fonction des besoins réels des personnes.

La Préfecture de Seine-et-Marne et la Banque de France ont donc souhaité organiser une table ronde en faveur de l’inclusion bancaire et de la microfinance à destination tout particulièrement des travailleurs sociaux et acteurs locaux concernés du département.

L’objectif est de procurer aux intéressés toutes les sources d’informations nécessaires aux conditions d’accès aux différentes formes de microcrédit, afin qu’ils puissent informer nos concitoyens sur l’existence de ces leviers alternatifs susceptibles de couvrir une demande parfois non satisfaite par les réseaux bancaires classiques.

Pour aller plus loin, vous pouvez consulter le communiqué de presse sur le rapport annuel 2016 de l’observatoire de l’inclusion bancaire ici, ainsi que le rapport ici