Tatouage et piercing (établissements pratiquant le)

Réglementation

 

Les salons de tatouage et de piercing doivent être déclarés et leurs personnels formés, selon un décret paru le 20 février 2008 au Journal Officiel qui encadre fortement ces activités notamment sur le plan de l'hygiène.
Le décret stipule que les personnes pratiquant le "tatouage par effraction cutanée et perçage" doivent déclarer cette activité au préfet du département et doivent être formées par des organismes habilités, déterminés par un arrêté du ministre de la santé.
Dans ce cadre, perçage (piercing) et tatouage sont interdits aux mineurs sans le consentement écrit d'une personne titulaire de l'autorité parentale ou de son tuteur. Le matériel, traversant ou en contact avec la peau ou la muqueuse du client, sont "soit à usage unique, soit stérilisés avant chaque utilisation".
Les déchets sont assimilés à des déchets de soins à risques infectieux, ils doivent donc respecter les mêmes règles d'élimination. Les produits de tatouage (encres...) doivent respecter certaines conditions ainsi que les tiges de perçage (présence de nickel, allergisant). Pour le perçage du pavillon de l'oreille et de l'aile du nez, le bijou et son support doivent être "fournis stériles dans un emballage hermétique qui en garantit la stérilité jusqu'à son utilisation".
Les numéros de lots et les noms des fabricants doivent notamment être indiqués afin d'assurer la traçabilité de ces bijoux. Les clients devront être informés des risques auxquels ils s'exposent et des précautions à respecter après leur réalisation.
Cette information, dont le contenu est fixé par arrêté du ministère de la santé, doit être affichée dans le local et remise par écrit aux clients.
Des sanctions sont prévues en cas d'infraction (contraventions de 5e classe : 1500 euros maximum) avec renforcement des peines en cas de récidives.
Pour en savoir plus, consultez le décret en cliquant ci-dessous :